Survie en hiver, que faire?

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Chaque saison a son lot d’activité, chaque saison a son lot d’histoire…

Peu importe le loisir pratiqué lors de la saison hivernale, raquette, randonnée, ski hors-piste, expédition, camping, etc., un pépin pourrait survenir malgré toutes précautions. Que ce soit un égarement, un changement climatique important, un bris de matériel ou une blessure. Nul n’est à l’abri de ce type d’événement qui pourrait contraindre à passer la nuit dehors…

Alors, que faire dans une telle situation?

Eh bien pour commencer, vous passerez par toute une gamme d’émotions… La frustration d’être égaré, d’être désorienté… La peur des éléments, le froid, la noirceur ou les bêtes… Les remords d’avoir amené vos comparses si loin dans la forêt… mais c’est seulement lorsque vous accepterez la situation que vous deviendrez efficace, fonctionnel et rationnel.

Donc le premier point, L’ACCEPTATION, vous procurera la force mentale nécessaire pour affronter ce passage obligé.

FAITES L’INVENTAIRE de tout ce que vous avez en votre possession et ce, pour tout le groupe. Dans votre sac à dos, incluant toutes poches dissimulées et sur vous. Vous y trouverez peut-être des objets oubliés avec le temps qui pourraient vous être très utiles dans la situation actuelle.

Vos principaux ennemis du moment seront non pas les bêtes féroces ou les zombies apocalyptiques, mais bien le froid, la transpiration et le refroidissement éolien. Donc, il faudra tout mettre en œuvre pour combattre une éventuelle hypothermie. Sans apport en nourriture, c’est à ce moment que vous aurez encore le plus d’énergie. Il faudra l’économiser, tout en étant efficacement passif. Ne rien faire pour rien. Vous allez dans une direction, profitez-en pour rapporter un peu de combustible car il en faudra une montagne pour entretenir votre feu pour la nuit. En considérant que vous avez un moyen pour le faire (http://survieboreale.com/wp/uco-titan-stormproof/), ALLUMEZ UN FEU. Le lichen (http://survieboreale.com/wp/le-lichen-usnee-usnea-esp/), l’écorce de bouleau ou la technique du hérisson (http://survieboreale.com/wp/lherisson-truc-rapide-allume-feu/) seront de bons moyens d’enflammer votre précieux feu. Vous choisirez de petites brindilles au départ pour grossir le diamètre de votre combustible à mesure que celui-ci s’intensifiera. Petit conseil, la flamme doit toujours toucher le combustible. Vous choisirez un endroit à l’abri du vent pour initier celui-ci et vous devrez, soit creuser la neige jusqu’au sol, soit faire un fond de grossières bûches de bois pour empêcher le feu de s’enliser dans la neige et de mourir étouffé par manque d’oxygène. Cette source de chaleur sera votre réconfort thermique et mental, votre éclairage de proximité et votre phare pour rejoindre le camp en cas d’éloignement.

Avant que les conditions météo se détériorent, vent, accumulation de neige, grêle…CONSTRUISEZ UN ABRI. Si vous avez eu la présence d’esprit d’emporter une bâche, vous allez sauver beaucoup de temps et d’énergie en installant celle-ci dos au vent et face au feu (http://survieboreale.com/wp/la-bache/). Assez près de celui-ci pour sentir sa chaleur mais pas trop pour éviter un risque d’incendie. Juste bien positionnée de manière qu’elle vous protège de la brise mais sans que la fumée du feu s’y engouffre. Si vous n’avez pas de bâche et qu’il vous reste assez d’énergie, vous pourriez entreprendre la construction d’un quenzhee  (http://survieboreale.com/wp/le-quenzhee/) (surement trois heures comprenant le durcissement) ou encore un abri en appentis des plus classique fabriqué d’arbres et de branchages si vous avez un outil de coupe (scie, hache, machette, etc.)

Maintenant vous avez un abri et un feu. Vous consacrerez beaucoup de temps à l’entretien de votre feu pour profiter de sa chaleur, assis ou couché devant. Bon moment pour récupérer de la journée éprouvante, bien emmitouflé dans les vêtements supplémentaires que vous avez apportés. C’est à ce moment que vous allez constater qu’il manque quelque chose à votre confort… ISOLEZ-VOUS DU SOL avec toute matière disponible. Vous avez un matelas de sol? C’est excellent! Des branches de conifère pourraient faire le travail si vous en accumulez une trentaine de centimètres, pour une certaine efficacité, sinon… assoyez-vous sur votre sac à dos. Ici, la technique du banc de parc serait excellente à appliquer. (http://survieboreale.com/wp/le-banc-de-parc/)

Le temps sec de l’hiver ajouté à la transpiration fait en sorte qu’il est très important de bien S’HYDRATER. Vous avez encore une petite quantité d’eau avec vous? Il faudrait garder celle-ci liquide, voire chaude. Un breuvage chaud réchauffera le corps et le réconfortera. Alors gardez votre gourde près de votre source de chaleur mais pas trop près. Votre main nue dictera la distance à respecter entre le feu et votre gourde (http://survieboreale.com/wp/sechage-pres-dun-feu/). Vous n’avez plus d’eau? Faites fondre de la neige. Oui il est possible de faire passer la neige de l’état solide à liquide dans une bouteille plastique en gérant la distance de la flamme ou encore de liquéfier la neige dans un contenant en écorce. Mais les plus prévoyants d’entre vous auront une bouteille en acier inoxydable (http://survieboreale.com/wp/nalgene-stainless/), une tasse (http://survieboreale.com/wp/olicamp-space-saver-mug/) ou une gamelle dans leur sac à dos.

Pour être secouru, il faut être repéré. Alors SIGNALEZ VOTRE PRÉSENCE. Les moyens technologiques sont très diversifiés pour appeler au secours, mais si vous n’en possédez pas, Il faudra se tourner vers les moyens classiques. Le côté visuel! Les contrastes de couleurs avec la neige attireront l’attention tels que sac à dos, vêtements ou équipements colorés ou même un bandana (http://survieboreale.com/wp/bandana-shemagh-ou-buff/) en guise de drapeau pourront être employés. La signalisation au sol pourrait s’avérer très efficace en traçant dans la neige, un S.O.S de grande dimension dans un endroit dégagé. Le panache de fumée (http://survieboreale.com/wp/signaler-sa-presencele-panache-de-fumee/) pourrait être efficace mais demandera un minimum de préparation si vous en connaissez la technique. La lumière de votre feu ou encore le faisceau de votre lampe frontale seront les moyens nocturnes. Sinon la plupart des sacs à dos ont déjà un sifflet intégré aux boucle sternale pour combler le coté sonore de la signalisation.

Tout compte fait, les techniques énumérées sont basées sur une logique chronologique et peuvent varier selon les événements. Elles faciliteront surement ce passage obligé en forêt en les respectant. Il reste néanmoins que le secret pour augmenter vos chances de survie sera dans la préparation, la prévoyance et la connaissance (expérience) de diverses techniques de survie en forêt.

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