Une nuit hivernale dans son véhicule

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Plusieurs contextes peuvent faire en sorte qu’une personne passe une nuit dans son véhicule pendant la saison froide, par bris mécanique, égarement, panne d’essence, enlisement lors d’une tempête et ce, dans un milieu plus ou moins isolé. Ce n’est jamais souhaitable.

La consigne habituelle dicte de rester près ou dans son véhicule qui sera plus facile à localiser par la sécurité publique ou toute autre aide. Sachant qu’à la base un véhicule n’est pas vraiment très chaud par son isolation et sa fenestration, il serait peut-être préférable de se faire un abri à proximité de celui-ci, dans une zone sécuritaire (hors circulation) si vous êtes dans un endroit plutôt isolé et que vous avez à y passer la nuit.

Un igloo ou un quenzhee serait tout indiqué vu qu’ils performent côté isolation. Mais ça, c’est quand on a le moyen, l’énergie, l’habillement, l’emplacement, les compétences et les outils pour le faire.

http://survieboreale.com/wp/le-quenzhee/

Sinon, il sera préférable de rester dans le véhicule. Déjà, vous serez protégé des éléments, mais vous devrez quand même combattre le froid.

Le fait d’avoir un ensemble de secours dans votre véhicule sera un grand atout. Il devrait être constitué de couvertures, vêtements chauds, chandelles, briquet ou allumette, lampe d’urgence, nourriture non périssable, câble de survoltage, traction pour les roues, pelle à neige etc… (voir le lien)

http://survieboreale.com/wp/1663-2/

Mais si vous aviez à y passer la nuit ou même quelques heures d’attente, voici ce qui pourrait améliorer ce passage obligé.

Commencez par sécuriser votre emplacement avec ce que vous avez sous la main afin de bien identifier votre véhicule lors d’une tempête avec visibilité réduite par exemple. Ceci aidera la localisation de celui-ci pour la recherche et amoindrira les possibilités d’accident de la route (feu de signalisation, triangle réfléchissant etc.). Déjà que vous êtes immobilisé, se faire emboutir n’améliorera pas votre sort.

Le gros défi sera de combattre l’hypothermie. Si le moteur peut toujours tourner, faites des séquences de chauffage intérieur de seulement quelques minutes afin d’économiser votre essence tout en évitant les risques d’intoxication au monoxyde de carbone généré par le véhicule.

Comme on le sait déjà, la chaleur monte et le froid descend. C’est donc au niveau du plancher que le froid va commencer à s’installer. Pour y faire face, soulevez vos pieds sur le siège. Si vous avez un VUS, rabattez les sièges arrière afin d’en faire une plateforme et prenez-y place. De cette manière, vous serez situé au niveau de la chaleur. S’il fait vraiment froid, tentez d’isoler vos fenêtres avec couverture carton ou tout autre chose qui serait susceptible de remplir ce rôle.

Habillez-vous avec les vêtements de secours et couverture afin d’éviter de vous geler les extrémités.

Allumez la ou les bougies d’urgence de votre ensemble de secours. Elles produiront une lumière réconfortante et un minimum de chaleur qui sera plus un réconfort psychologique que thermal dans la situation. En effet mes derniers tests à -20C ont démontré qu’il n’y avait aucun changement de température dans mon véhicule avec trois bougies allumées (VUS intermédiaire). Vous pourrez au moins vous réchauffer les extrémités en profitant du petit dégagement de chaleur au-dessus de la flamme.

Si vous êtes plus qu’un occupant, restez collés les uns aux autres. La chaleur corporelle dégagée en groupe ne pourra qu’être bénéfique pour combattre le froid.

C’est en suivant ces quelques petits conseils que vous passerez à travers cette longue nuit en vous félicitant d’avoir été prévoyant sur l’ensemble d’urgence laissé dans votre véhicule.

Soyez prévoyant!

https://chlorophylle.com/fr/blogue/les-engelures

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