La quenouille

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On la retrouve partout en Amérique du nord, dans les marais, fossés, milieux humides, marécages et les eaux stagnantes. Les quenouilles comptent de nombreuses parties comestibles et plairont aux personnes les plus difficiles. On peut pratiquement y trouver une partie comestible différente tout au long de l’année.

Quatre parties la composent. La tête (partie mâle et femelle), la tige, le feuillage et les rhizomes. La tige et le rhizome sont comestible crus ou bouillis 15 minutes.

On cueille la quenouille en la saisissant par la base. Les feuilles se détacheront facilement du rhizome en les tirants vers l’arrière et exposeront un cœur blanc communément appelé « asperge cosaque ». C’est la partie de la tige comestible qui a un gout se rapprochant de celui du concombre et ça se mange habituellement cru.

Les rhizomes sont une excellente source d’amidon. On peut les broyer, les dissoudre dans l’eau froide et en faire de la farine après les avoir égouttés et séchés. Une fois séchés, la farine peut être entreposée et utilisée à même titre que de la farine ordinaire.

Le pollen de la fleur mâle peut être recueilli directement sur les épis. On peut ensuite le sécher au soleil ou le mélanger à de l’eau pour en faire une pâte qu’on fera cuire sur le feu ou au four. Les inflorescences mâles vertes peuvent être décortiquées, bouillies ou mangées comme du maïs.

D’une utilité autre que culinaire, les feuilles de fin d’été début automne de la quenouille peuvent être tissées pour réaliser un tapis de sol, mur ou encore un panier. Ces mêmes feuilles une fois séparées en bandes, coupées et séchées pourraient être tissées en un cordage lorsqu’on les humidifie légèrement. Les tiges mises en paquet et attachées ensemble peuvent former un bon matelas de sol. Cette même tige pourrait tout aussi bien servir de flèche par sa rigidité et sa droiture.

Les graines duveteuses qui forment la tête femelle de la quenouille pourraient servir d’amadou pour allumer un feu et d’isolant. La tête une fois trempée dans l’huile ou graisse animal pourrait servir de flambeau, de torche.

Vertu médicinale…Hé oui!

Le jus poisseux entre les feuilles a un effet coagulant, antiseptique et anesthésique. Si on le frotte sur les gencives, il engourdira même les dents douloureuses. La fleur peut être broyée, Une fois à maturité, pour calmer la douleur des coupures et des brûlures. Deux à trois cuillères à thé de farine de rhizome dans une tasse d’eau chaude fait un efficace remède contre la diarrhée.

Les photos en actuelle sont celle de la tige qui se mange cuite ou carrément cru, suivi des inflorescences mâles vertes que j’ai bouilli 10 minutes et consommé ainsi.

 

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